Co...rd de virus!

Mis à jour : 2 déc. 2020


Je n’ai pas l’habitude d’être grossier dans mes textes mais là, je suis couvert ! les afficionados du chanteur Renaud auront déchiffré le titre de mon post, et peut être même ceux qui n’ont pas entendu l’un de ces derniers titres. Je m’autorise donc à le reprendre à mon compte.

Oui, en effet je l’avoue, pendant tout ce dernier confinement que nous a imposé ce virus inconnu jusqu’à alors, je n’ai rien fait ! Je parle bien sûr en matière d’activité cycliste. Rien, pas même une minute de vélo d’appartement, ni même tenté de tourner en rond ou en zig zag comme l’autorisait la règle des 1 KM/1H. Pas motivé par ce nouveau genre de pratique. J’avais pourtant regardé ce que ça donnait sur une des applications smartphone dédiées, mais bof, la motivation n’y était pas. J’ai préféré « muscler le haut » en m’afférant dans le jardin qui en a bien besoin et en coupant ici ou là les bois morts sur les arbres.

Et puis, ça y est, samedi 28 novembre : levée de l’embargo sur le vélo ! Mais là encore la motivation n’y était pas. La météo s’était une fois de plus plantée en nous prédisant la pluie le jour même de la reprise. Finalement c’était roulable mais sous un ciel chargé et un fort vent d’est. Faux départ donc. Encore 0 KM ce jour-là !

Ce dimanche 29 novembre, après une mauvaise nuit (je ne sais pourquoi) lever un peu tardif, et c’est à 9H30 sous un soleil et une température printanière que je prends le départ. Je décide « d’attaquer » pas la côte de Lascours. A ma grande surprise, les premières sensations sont bonnes ; Pas mal aux jambes, plaisir retrouvé immédiatement, de bonnes sensations comme disent les coureurs. A peine après un KM de montée, je sens que les jambes et le cardio qui virait au rouge, m’imposent de revoir à la baisse les prétentions. Comment ai-je pu croire un instant, qu’après une si longue période d’abstinence, tout allait se remettre en place comme si de rien n’était. Quelle outrecuidance ! C’est carrément nier les bienfaits de l’entrainement ! Après avoir baissée la cadence et que tout fut rentré dans l’ordre, je retrouvai tout le plaisir que l’on éprouve à rouler, presque comme à mes premiers jours de cyclo (bon là, j’en fait peut peut-être un peu trop !).

Dans la vallée de l’Huveaune entre Roquevaire et Pont de Joux, je vois du jaune qui redescend le fleuve, c’est André C accompagné de deux ou trois que je n’ai pas reconnus. Partir tardivement a ses avantages, cela permet de moins se couvrir et de profiter de températures agréables. Finalement : 9H30 + 3 Heures légales= 12H30 à la maison, c’est tout à fait réglo. Pour limiter le flux automobile, juste avant Auriol, je passe par le pont St Claude moyennant la bosse de la déchetterie. Auriol, puis petite route vers Moulin De Redon : il y a des vélos partout, dans tous les sens, aussi des grappes de cyclistes qui n’en n’ont que faire de la pratique individuelle préconisée. Au rond-point après la gendarmerie de Moulin de Redon, je décide de prendre le Petit Galibier. Toujours un régal pour les yeux parmi les oliviers. Ô surprise, les Bouches du Rhône se sont enfin mises au niveau du Var, la chaussée vient d’être refaite ! C’est un magnifique tapis d’asphalte tout neuf qui vous attend maintenant jusqu’au sommet. Cinq cent mètres avant le sommet, je dépasse un jeune papa qui tracte son petit dernier à VTT à l’aide d’une barre de remorquage. Je ne manque pas de le féliciter et de l’encourager. Un peu plus haut la maman caracole en tête de ce sympathique mini peloton.

Au sommet du col je dénombre une bonne douzaine de cyclos de la MJC Plan de Cuques qui attend les derniers. Je me questionne : on est toujours dans le rayon des 20 bornes ? Dans la descente sur Trets, après m’être fais dépassé par les avions de la MJC, je tourne à gauche pour Peynier avant de remonter par le Juillet. Pas trop dur pour la reprise. Comme je dis toujours, me concernant, mais sans doute pour beaucoup aussi, à vélo, j’ai deux fusibles qui me limitent : le cœur et les jambes. Aujourd’hui c’est le cœur. Contre toute attente, les jambes, ça va, mais en ayant l’œil sur le cardio je constate qu’à effort identique avant confinement il grimpe allègrement dans les tours. La pause obligée m’a bien fait perdre 10 à 15 pulsations et me rappelle bien, s’il en était besoin, que l’entrainement paie. Même si la montée en régime ne m’indispose pas, je préfère diminuer l’effort pour rester « dans le vert ». Puis viens la Descente du Pigeonnier. Retour classique par Pont de Joux, mais comme la forme semble être toujours là, je remonte par Lascours avant de rejoindre mon domicile où de délicieuses Lasagnes préparées par Elisabeth m’attendent. Il est 12H06, j’avais encore « droit » à 24 minutes ! Bilan 54KM et 915 m de D+ . Je dois dire que je suis agréablement surpris, je m’attendais à pire.

Mais il manque quand même l’essentiel, le plaisir qu’on ne partage pas ensemble, le plaisir à se retrouver, sans parler bien évidemment du café que l’on ne boit pas ensemble avec les copines et les copains, que ce soit à des endroits ultra connus ou ailleurs !

Allez, après tout ce palabre, je me lâche, j’en ai envie, j’en ai le droit, et, pour ceux qui n’aurait pas déchiffré le titre de ce post, je peux proclamer : Corona virus, connard de virus ! *

*Titre extrait du dernier Album de Renaud : Corona Song

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